samedi 21 avril 2007

Train Train Quotidien

Kerala, sur les rails Samedi 21 Avril 2007 02h34 :

Et oui, il fallait le meriter le week-end paradisiaque. Ca commence par 11h de train aller et ca se conclue par 12h de train retour (et oui il y a mils metres de deniveles entre Bangalore et la cote). Soit une journee quasi complete de train train. En tout cas comme quotidien, ca nous ira tres bien tant qu'il y aura autant de choses a voir a la clefs.

La gare de Banagalore est enorme et les trains sont monstreux. Des wagons a la chaine a perte de vue. Dans les wagons Sitter Class (classe la moins chere), les indiens sont entasses, les bars et jambes pendent par les fenetres et les portes.

Nous nous serons dans les Sleepers Class. C'est l'avant derniere classe. Celle dont il y a le plus de wagons. On a un peu de place et une banquette pour dormir. Ca ressemble a nos secondes classes francaises, en un peu plus serree, en bleu et avec une odeur d'urine parfois un peu plus marquee. Par conter les revetements en sky bleu sont un tres mauvais choix dans un pays si humide et chaud... Les ventilos sont salvateurs et empechent de dormir.

En ce qui concerne les classes AC (Air conditionned, il y en a 3 differentes) je ne pas vous en dire grand chose, a part que les vitres sont tellement tintees qu'on ne voit pas l'interieur.

Il y a une veritable vie autour et dans le train. A tous les arrets bouteilles d'eau et nourritures sont vendus par les fenetres. Dans le trian passe continuellement des vendeurs de magasines, de the, de cafe, de snacks et de repas.

Autour des rails, les gens vivent, marchent etc. Les gens marchent sur les rails alors que le train arrive en face. Depuis Bangalore, on traverse le premier bidon ville que nous avons vu en Inde. Les gosses jouent a cote des rails et des montagnes de dechets. Les femmes roulent les batons d'encens par centaine. Mais les gens restent assez propre et dignet(un peu comme les Hutongs chinois) (Le train roulait a 3km/h au debut donc on a eu le temps de voir).

Les conversations sont courtoises mais s'estompent rapidement. Le temps sera consummer par mon porteur entre ecriture, lecture de guide et musique puis tentatives de dodo.

vendredi 20 avril 2007

Moustacheor

Bangaore, Indian Institute of Science, devant le miroir de la 1B-08 Jeudi 19 Avril 2007 22h43 :

La petite balade sous la pluie pour rentrer du boult n'y fera rien, la perspective du premier week-end "voyage" non plus, dans la stupeur et l'effroi, j'assiste a la naissance du Moustacheor.

Les origines du Moustacheor remontent a un constat simple : "L'indien est moustachu." De son premier poil a son dernier souffle, l'Indien soigne sa moustache jour et nuit. Sa moustache est a son image. Ordonnee, le poil droit comme un i, elle est coupee en trapeze. Points de frivolites, de poils entremelles ou de debordements buissonants, comme dans les pays d'occident. Pour les fils de Ghandi, il n'y a de place que pour La Moustache.

De la est nee, dans le pois chiche qui me porte, l'idee "lumineuse" d'adopter La Moustache. Simple Reflexe mimetique ? "Non, experience sociologique !", repond-il en arborant un grand sourire. La Moustache Rousse. Voila ce que ce salop veut faire naitre. Imaginez les traumatismes que cette anomalie de Mere Nature va provoquer dans le coeurs des Indiens qui ne connaissent que les poils, les vrais, les seuls, les uniques, les noirs.

Pour arreter ce massacre, envoyez d'urgence du chocolat orange et joignez une photo de vous plongeant les doigts dnas du chocolat noir fondant.

jeudi 19 avril 2007

L'evitator

Banglaore, Indian Institute of Science, on the way back to the Hostels Mercredi 18 Avril 2007 20h12 :

Je partage votre consternation a la lecture du titre de ce post. Oui la maladie continue. Mais peu d'entre vous qui lissez ce blog se doute de ce qui va suivre.

Non, il n'a pas maitrise le subtil et difficil art du yoga qui lui aurait permis de leviter en pleine meditation. Malheureusement, il a choisi un autre sport national. Etalant votre culture sans bornes, vous vous empressez de crier : "Le criquet! Sport national de l'Inde!". Caramba, encore rate!

Il a choisi le sport national de l'Institut Indien des Sciences. Sport tres paratique par tous ceux qui ont l'honneur de fouler ses rues entre 6h et 9h du soir. C'est un sport qui sollicite a la fois votre sens de l'anticipation et votre agilite. C'est l'evitage de fientes de corbeaux.

Il a fallu reunir plusieurs elements pour permettre a ce sport de naitre : un grand campus ou la vegetation est reine, une qualite d'eau douteuse favorisant des transits intestinaux rapides chez les animaux, une quantite incomensurable de corbeaux et des cibles mouvantes que nous appellerons etudiants.


Mais tout cela serait reuni en vain si le corbeau ne posedait pas deux traits de caracteres bien particulies:
-le corbeau a peur du noir. He oui! Toute la journee il se balde, piquorant, volant d'arbre en arbre. A la tombe de la nuit, il s'immobilise sur un arbre, de preference au dessus d'une route frequentee par des pietons. Puis, pris d'une peur panique, il se vide litteralement. Ce processus dur environ 3h (de 18h00 a 21h00).
-le corbeau est vicieux. Pourquoi choisir une route frequentee? Il pousse le vice jusqu'a viser les passants. Quand vous etes un chapal, et que vous voyez vous arriver dessus, un tir coordonne de 3 ou 4 corbeaux, vous comprenez qu'ils visent.

Je comprends aussi pourquoi, de jour comme de nuit, L'Evitator me garde sur la tete. Finalement, c'est lui le plus vicieux dans cette sombre affaire.

mercredi 18 avril 2007

Le Programator contre les CMEI : Le retour de la vengeance

Bangalore, Indian Institute of Science, CAOS, 2nd Floor Mardi 17 Avril 2007 16h24 :

La pathologie s'aggrave et voici qu'il souhaite adopter un nouveau nom : "Le programator". Et oui, hier il a recolte les fruits d'une semaine intensive de geekage et d'ecrasage de chapal, son ordinateur marche. Une fois de plus il a une grande theorie la dessus. Pas de photos, vous risquez de vous lasser. En quelques mots : ce sont ses mains qui ont "programmatore" et qui font que ca fonctionne. Donc, a son habitude, il s'approprie le tout.

Vous vous posez peut-etre la meme question que moi : Pourquoi est-il parti en Inde pour travailler sur un ordi (de plus il parait qu'il se connecte sur les ordis en France pour travailler) ? Les echanges entre notre "Programator" et les scientifiques indiens? Pas suffisant pour justifier le voyage. Il est aussi venu en Inde pour les petits plaisirs simples du voyage : croiser 3 singes en allant manger a midi, faire un bon de 3 metres le soir a cause d'un serpent d'une vinghtaine de cm, se battre avec une grenouille pour prendre sa douche.

Mais sa veritable quete, son sacre grale a lui, c'est d'apprendre a se defendre contre les assauts des CMEI. Les CMEI sont redoutables. Les CMEI sont coordonnes. Les CMEI sont efficaces. Les CMEI n'ont peur de rien. Les CMEI sont terrifiants.....

Le Commado des Minis Ecureuilles Indiens. Ils attaquent plusieurs fois par jours. S'introduissants dans le labo par les fenetres, deux ou trois courent de maniere frenetique pour detourner l'attention des humains et du Programotor. Puis le quatrieme se glisse discretememnt vers les ordinateurs pour machouiller les cables : une technique redoutable.


Vous aussi combttez les CMEI !!

mardi 17 avril 2007

Je suis lessive...

Bangalore, Indian Institute of Science, 1B-01 Lundi 16 Avril 2007 21h23 :

Il craque. Je crois qu'il a que ce terme qui puisse decrire mon proteur. Il craque complet. Il veut que je l'appelle le lessivator. Tout ca parcequ' il a fait une lesisve a la main.....

Mais il a une theorie forte interressante la dessus :

Le tambour du lessivator :

Le moteur du lessivator :

Le bouton du seche linge du lessivator :

Le seche linge du lessivator :

Le lessivator heureux :

Et comme c'est lui le moteur, il pense qu'il peut s'approprier le reste de la machine et ainsi etre Le Lessivator (il rajoute une musique style Pirate des Craibes a chaque fois qu'il pronnonce ce mot).

Vous en penserz ce que vous en voudrez, mais pour moi hier soir, ce fut un grand moment de solitude. Je suis lessive....



lundi 16 avril 2007

Tradition et Modernite

Bangalore, quartier moderno-consomateur, Dimanche 15 Avril 2007 10h46 :
Enivre par les performances presque sans failles de son sens de l'orientation face a la jungle urbaine bangalorienne, notre jeun plante decide de finir le tour des endroits recommande par le routard.

Direction les quartier modernes de la ville. Premiere halte, Cubbon Park : sense etre une ville foret, c'est plus un alternance de jolis petits coins, avec des coins de foret, puis une route bruyante et finalement un moreceau de parc remplis de dechets. Ca ne vaut pas le parc botanique. Mais on y trouve l'assemble du gouvernement regional. J'aime beaucoup le slogan grave sur leur entree. sobre et efficace : Government's work is God's work

Puis on s'aventure vers le centre, par MG Road, nom pour Mahatma Ghandi Road (mignon non?). Cette route a le merit d'avoir ete parcourus par l'homme qui arreta notre jeune pousse pour me complimenter. Bien que mon con de porteur maitient que le gars etait totalement dechire et anglais, je pense qu'il est juste jaloux que le compliment ne lui ai pas ete destinne.

Le coin du centre de la ville de Bangalore laisse reveur. Melanges de batiment modrenes et traditionelles, sous poudre de magasins de marques americaines et de marchands de produits soit disant traditionells, j'ai l'impression de retrouver la Chine (re casdedi). Ce doit etre une fatalite de retrouver les memes quartiers zarboides dans les pays qui importent l'Occident.

En tout cas, Tibal en profite pour acheter des sandales pour adopter la mode locale (il manque plus que la moustache) et deux ou trois autres gadgets technologiques dont un corde a linge. Bien sure les sandales lui feront sever les pieds, il est encore jeun et innocent.

Vous l'aurez compris, ce coin la de Bangalore n'est pas fou. Heureusement qu'on finira dnas un resto : Le Queen's Restaurant. Premiere fois que la plante se decide de m'inviter au resto. Mais comme il est tout seul, et qu'il y a presonne pour partager son repas avec lui (et ouai le voyage c'est mieux avec les copains ou la copinne), aulieu de m'assoir confortablememt il me plante et met sa bouteille d'eau en invite, le scandal !!!!!

Pour Banglaore, le tourism c'est fini. Le routard dit bien que ce n'est pas la peine de s'attarder a Bangalore. Vivement le we prochain !

PLeins de photos dans le nouvel album Bangalore.

dimanche 15 avril 2007

Bordel City

Bangalore, une rue dont le nom et la localisation nous echappe Samedi 14 Avril 2007 08h35 :

Apres avoir grandit a l'abri bien cache dnas le campus de l'IISc pendant une semaine, noter jeune pousse s'est arme de con courage, d'une bouteille d'eau, de sa tete de blanc et du plus important, moi sur sa tete, pour aller affornter La Vrai Vie (casdedi a BenBen).

La premier etape est le rapatriment de la plante en centre ville. Negociation apre avec le rikshaw. Triporteur local, taxi de tous les instants, le rickshaw est bruyant, rapide voire suicidaire et pollueur. Accessoirement tres pratique pour se faufiller en ville (tant que c'est un indien qui conduit). Serieusement la circulation en Inde c'est plus bordelique que le paysage politique francais.





















Arrive a la gare pour acheter un billet de train. Operation peu passionante. Elle lui a pris 1h.... Mais maintenant ca devrait lui prendre 30 mins, quoique niveau adaptabilite, la pousse devrait me regarder et en prendre de la graine. La bonne nouvelle c'est que le we prochain on va a la mer (Cochin, cote Ouest de l'Inde).

Puis les premieres impressions de la ville remontent (et d'autres phenomenes de suddation surlesquelles je ne m'etendrait pas). Bangalore c'est le bordel, le gros bordel. Une fourmiliere humaine. Il y autant de monde qu'a Pekin, mais ca grouille plus, c'est bien moins ordonne (casdedi a mes marseillais preferes, et au gars des iles et la feume de ripa). La ville est assez sale, beaucoup d'odeur, pas celles qu'on apprecient.

Les gens tendent a regarder avec insitance la tete de blanc bec qui me supporte. Ma premier hypothese fut qu'il decouvrait pour la premier fois qu'une barbe pouvait etre orange. Puis je me suis dit qu'il me trouvait beau, ce qui fut rapidement verifie. Ceci mettait mal a l'aise la nouvelle plante, un peu pris entre la vague impression de gener et aussi d'etre pris pour un portefeuille sur pate.

Apres s'etre perdu une ou deux fois, la plante se reigna a adopter les grands axes (notion toute relative : plus basse sur le bordel qui y regne que sur la taille effective de l'axe. De toute facon depuis j'ai vu la taille du Boulevard des Neiges a Marseilles, tout, vraiment tout est relatif). Direction le marche de la ville.










Des odeurs plein le zen (casdedi a Petite Chapal Sain), epices, fleurs, llegumes et fruits.... depaiysant au possible.






























Beaucoup d'echanges avec les gens. Finalement, les regards semblent etre plus de la curiosite que de la gene. Il suffit de se poser quelques minutes, et tres rapidement les gens viennent serrer la main qui me pose sur le cran qui me supporte. Ils veulent savoir comment on s'appelle et d'ou nous venons. Et surtout se voir sur l'ecran de l'appareil photo. Certes certains viennent pour l'argent, mais tres peu finalenment. Rencontres rigolotes et touchantes.










Puis visite d'un temple hindou accole a une villa musulmane. Ils ont pas attendu les ricains pour inventer le Meltingpot (moi avec la bouilloire que j'ai en dessous, j'ai l'impression d'etre un melting pot a moi tout seul)




















Non le monsieur ne nage pas la brasse.

Et finalememt repos dans les jardins botaniques de la ville. Coin d'autant plus agreable qu'om entend presque plus la circulaition. Le debut du parc est rempli de famille avec enfants. La seconde partie et peuple de couples jeuns et moins jeuns. C'esty assez sirprenant de voire des couples s'afficher en Inde. C'est meme carrement exceptionnel.




















Retour a la pepiniere apres 6h de marche et une seule banane engloutie (notre pousse semble encore un peu retissante a manger dnas la rue sans avoir de quoi se laver les feuilles). Les jus de fruits frais de Juce Corner rehydraterons notre plante devenu un peu moins jeune pousse.